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Conseil municipal du lundi 16 septembre 2019 : revoyez la séance en différé

16 septembre 2019

Plus de 300 délibérations étaient au menu du conseil municipal du lundi 16 septembre 2019 que nous vous proposons de revoir en différé.

Parmi les principaux dossiers au programme, on citera notamment :

MARSEILLE TERRE DE GRANDS ÉVÈNEMENTS
Reconnue pour son savoir-faire dans l’organisation d’ événements de portée internationale, Marseille est devenue un lieu d’accueil emblématique pour les manifestations sportives, culturelles, économiques, touristiques en Europe.
Le sport et la nature constituent deux moteurs puissants pour l’attractivité économique de Marseille et du territoire métropolitain.
La ville de Marseille possède et gère le plus grand site de récifs artifciels d’Europe et de Méditerranée au cœur de la baie du Prado.
La cité phocéenne a aussi affrmé son identité sportive en devenant Capitale européenne du sport en 2017.
Dans cette lignée de ville hôte de grands événements internationaux, Marseille accueillera le Congrès mondial de la nature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en 2020, la Coupe du monde de Rugby en 2023, et les épreuves de voile des Jeux Olympiques en 2024.

Ce congrès qui se déroulera à Marseille, dans l’enceinte du Parc Chanot, du 10 au 19 juin 2020, vise à préparer la 15e Conférence des parties de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra fin 2020 en Chine. Plus de 10 000 participants du monde entier sont attendus : des chefs d’État et de Gouvernement, des ministres, des parlementaires, des représentants de collectivités régionales et locales, des représentants d’organisations gouvernementales, des experts, des scientifiques, des chercheurs, des acteurs de la société civile (ONG, associations, entreprises…) et des journalistes.

Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN est le plus grand événement de conservation de la nature au monde. Il rassemble des leaders et décideurs issus de gouvernements, de la société civile, d’organisations des peuples autochtones, d’entreprises et d’universités, afn de défnir les défs les plus urgents en matière d’environnement et de développement, et les actions à entreprendre pour y répondre. L’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN) est une des organisations non gouvernementales les plus infuentes au niveau international pour la conservation de la biodiversité. 

L'organisation du congrès
Elle est pilotée par le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire qui a officialisé la réservation du Parc Chanot en mai 2019.
Un organisateur professionnel de congrès - Live ! By Gl Events - a été retenu par le Ministère pour assurer l’organisation et le suivi de la logistique du congrès, ainsi que l’élaboration des différents marchés nécessaires.

Le Ministère s’appuie au niveau local sur 6 groupes de travail qu’il a mis en place, et qui regroupent la ville de Marseille, la Métropole, le Département, la Région et l’Agence Régionale pour la Biodiversité. 
C’est le Ministère qui a fixé les objectifs des groupes de travail et qui en a attribué le pilotage local. Un travail partenarial a été établi entre les différentes collectivités :
1. Groupe accueil et éco-responsabilité
2. Groupe sécurité et sûreté
3. Groupe transports
4. Groupe sensibilisation de la jeunesse
5. Groupe mobilisation avant, pendant, et après le congrès
6. Groupe communication et présence des institutions sur le congrès, piloté par le Ministère.

Afin de soutenir l’organisation matérielle du congrès, le Ministère a demandé à chaque collectivité de s’engager aux côtés de l’Etat français, contribuant à l’organisation et au déroulement du Congrès par une subvention budgétaire ou en nature de 1,5 M€. 

Chaque institution est donc partie prenante du congrès, avec différents types d’apports :
► une contribution à l’organisation, par la prise en charge fnancière ou matérielle d’une partie des coûts logistiques de l’événement, que ce soit dans ou hors les murs ;
► la mobilisation de techniciens et d’experts pour enrichir les sujets qui seront abordés lors du congrès ;
► la forte mobilisation (à mettre en œuvre) des acteurs du territoire.

La ville de Marseille a choisi de prendre en charge des prestations, pour un montant de 1,480 M€.


Ce que la Ville de Marseille prendra en charge

  • le développement d’un programme de mobilisation des bénévoles avec la mise en place de la mobilisation et la communication dédiée ;
  • les prestations de sécurité aux abords du parc Chanot ;
  • l’accompagnement, avec l’Offce de Tourisme, d’une cinquantaine d’hôtels dans une démarche de labellisation durable « clé verte » recommandée par le Ministère ;
  • la visibilité du congrès sur le territoire avec la mise à disposition d’espaces d’affchage ;
  • la prise en charge de représentants de villes jumelées ou partenaires participant au Congrès ou au sommet des villes qui doit être organisé en complément ;
  • la cérémonie d’ouverture ;
  • les cocktails d’ouverture et de clôture.
     

La mobilisation des acteurs du territoire et l'ambition du projet collectif
Ce congrès est un temps fort d’un dispositif plus global pour la Biodiversité et la Nature qui commencera un an avant le congrès et doit se prolonger par son héritage.
C'est l’occasion de montrer à la fois :

  • les sites remarquables du territoire et les acteurs qui les animent, les gèrent et travaillent à leur développement 
  • tous les projets entrepris depuis plusieurs années pour la préservation "du vivant" 
  • "les solutions fondées sur la nature"
  • sur le territoire, les réalisations remarquables issues de l’ensemble des groupes d’acteurs du territoire (associations, entreprises…) dans les domaines des paysages, des forêts, de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de la mer, de l’artisanat, du génie écologique, du bâtiment, de l’énergie…
  • ainsi que le rôle de facilitateur des institutions partenaires


Le travail du Comité de Pilotage local traduit la volonté collective du groupe des élus locaux en charge du dossier de l’UICN de présenter le territoire comme étant uni autour des questions relatives à la protection de la nature et du vivant.
Le congrès doit participer à la prise de conscience de la richesse de la biodiversité environnante et de la responsabilité collective qui incombe à chacun pour la préserver.

Depuis 1998 et la coupe du monde de football, Marseille a su devenir une place incontournable pour les plus grands événements sportifs. Tirant parti d’un environnement exceptionnel comme de la ferveur de ses habitants, Marseille est désormais reconnue pour savoir attirer et organiser de très grands événements sportifs.
Ces dernières années, le titre de Capitale Européenne du Sport en 2017, l’accueil de l’Euro 2016 ou de la Coupe du monde de Rugby en 2007 ont encore renforcé ce positionnement.
L’histoire de Marseille, terre d’accueil de grands événements sportifs, se poursuit maintenant avec le choix du GIP FRANCE 2023 d’organiser à Marseille 6 matchs dont 2 ¼ de finale de la Coupe du monde de rugby 2023.

Une coupe du monde exceptionnelle

La Coupe du monde de rugby de 2023 sera la dixième édition de cette compétition, disputée tous les 4 ans depuis 1987.
Son organisation a été offciellement attribuée à la France le 15 novembre 2017.
Du 8 septembre au 21 octobre 2023, plus de 600 joueurs des 20 meilleures équipes du monde de l’Ovalie s’affronteront sur le territoire français.
Les 48 matchs menant jusqu’au suprême honneur de soulever la Coupe Webb Ellis se dérouleront dans 9 villes : Saint-Denis , Lyon, Lille, Bordeaux, Saint-Étienne, Nantes, Nice, Toulouse et Marseille.
2,6 milliards de téléspectateurs devraient suivre les différents matchs relayés par plus de 3 000 représentants médias du monde entier. La moyenne de téléspectateurs par match devrait être de 480 millions.
L’édition 2023 vise à être un véritable levier pour les territoires organisateurs sur un plan économique mais aussi en termes d’héritage.
1,2 milliard d’euros de retombées directes et indirectes sont attendues et 450 000 visiteurs étrangers se déplaceront pour bénéficier d’une des 2 583 326 places disponibles tout au long de la compétition.
En 2007, 73% des spectateurs accueillis lors de la Coupe du monde avaient déclaré leur intention de revenir à Marseille.

Le Groupement d’Intérêt Public (GIP) FRANCE 2023 a été créé pour organiser la Coupe du monde de rugby 2023 sur les plans sportif, technique, juridique et financier.
Il a aussi pour missions de promouvoir la Coupe du monde dans le monde comme en France, et à un horizon post événement de développer le rugby au niveau national à travers un programme héritage qui redistribuera les bénéfices aux clubs de rugby.
À ce titre, il est proposé au conseil municipal du 16 septembre d’approuver une convention entre la Ville de Marseille et le GIP France 2023. Cette convention précise les éléments relatifs à l’organisation de la Coupe du monde de rugby de 2023. Ces éléments correspondent notamment, pour la Ville de Marseille, à la mise à disposition du stade hôte et des sites dédiés à l’entraînement des équipes, la mise en place des conditions d’accueil de la Coupe du monde de rugby avec notamment un plan de communication et d’animation, et pour le GIP France 2023, à la prise en charge de l’organisation de la compétition, à la communication et la promotion de l’événement.

Développer et pérenniser l'impact de cet évènement sur le territoire
Le GIP France 2023 est chargé de recenser en 2019 une liste de camps de base potentiels, conformes au cahier des charges de World Rugby.
Il sera ensuite proposé à chacune des vingt équipes participant à la compétition un choix entre trois camps de base possibles. Chaque camp de base accueillera une équipe nationale en résidence et en entraînement avant le démarrage de la coupe du monde, et pendant toute la durée de la compétition ; les équipes seront en effet incitées à rester en France, même en cas de défaite. 
Dans l’optique d’attirer des équipes prestigieuses en résidence sur notre territoire, la Ville de Marseille s’est portée candidate le 1er juillet dernier pour accueillir deux camps de base. Cette candidature a été co-portée par la Métropole Aix Marseille Provence et le Comité Départemental de Rugby des Bouches du Rhône, et complétée par la proposition d’un troisième camp de base à Aix en Provence.

Par l’accueil d’équipes nationales prestigieuses, la Ville de Marseille vise ainsi la promotion de la pratique du rugby dans la cité phocéenne. C’est dans cet esprit, pour moderniser et mettre aux normes le complexe sportif Roger Couderc, que le conseil municipal du 17 juin a voté la réalisation d’études techniques permettant de réhabliter ce site pour y proposer 2 terrains (au lieu d’un seul) dédiés à la pratique du rugby.
La ville de Marseille accueillera du 26 juillet au 11 août 2024 les épreuves olympiques de voile des JO 2024 et 6 à 7 matches de football. Il n’y aura pas en 2024 d’épreuves paralympiques dans ces 2 disciplines. Les supports nautiques sur lesquels les épreuves auront lieu en 2024 seront validés par le CIO après les JO de Tokyo, donc fin 2020.

Les sites concernés par les Jeux à Marseille sont :

  • le Stade Orange Vélodrome : après avoir accueilli six matches de la coupe du monde de rugby (4 matchs de poule et 2 quarts de finale) en 2023, on y jouera plusieurs matchs du tournoi olympique de football en 2024
  • Une marina olympique, qui prendra place sur le stade nautique déjà existant du Roucas Blanc.
  • Un village olympique pour les athlètes et leurs accompagnateurs (coachs, équipe médicale) qui se trouve sur le pourtour même de la Marina, ce qui est une situation exceptionnelle en termes de confort et de sécurité pour les athlètes
  • Un espace spectateurs, tribune dressée sur la Corniche Kennedy à l’emplacement de l’actuelle hélice réalisée par le sculpteur César. Depuis cet espace, qui offre un point de vue exceptionnel sur la rade de Marseille, 5 000 spectateurs pourront surplomber les épreuves.
  • La zone de compétition, qui comportera 5 ronds de course, et qui concerne l’ensemble de la rade sud de Marseille, délimitée par le littoral, le Mont Rose et les îles du Frioul.
  • Un live site, où des écrans géants retransmettront les épreuves de l’ensemble des disciplines olympiques, qui se trouvera au pied du MuCEM, sur le J4


La Marina olympique
Dans sa partie bâtie, elle représente un ensemble de bâtis de près de 8 000 m², et de 22000 m² d’espaces extérieurs. Elle sera réalisée en conception construction, sous maîtrise d’ouvrage de la ville de Marseille. 

Une consultation a été lancée en ce sens début 2019, à laquelle six groupements ont répondu. Quatre ont été sélectionnés par un jury fn juillet, et admis à présenter une offre. Le candidat retenu et le projet seront connus au 1er semestre 2020.
Les travaux terrestres de cette Marina s‘échelonneront de mi 2021 à avril 2024, puis reprendront après les Jeux pour livrer au 1er semestre 2025 le site en phase héritage (transformation des bâtis en école de voile, site de sensibilisation de différents publics., dont les scolaires, à la fragilité des milieux littoraux et marins, et locaux des services municipaux gérant les plages, l’espace maritime et le littoral).

Ces travaux permettront également de réaménager totalement et de moderniser le Pôle France de Voile de Marseille. Actuellement trois Pôles France de voile existent en Métropole, dont un seul sur la façade méditerranéenne. Ils permettent d’entraîner les athlètes de l’Equipe de France. Celui de Marseille devra accueillir, après les Jeux de Tokyo 2020, l’ensemble de l’équipe de France, qui viendra parfaire sa connaissance du plan d’eau marseillais en préparation des Jeux de 2024. Il sera redimensionné à cette fn.
Ces travaux devraient bénéfcier d’un fnancement de l’Etat au titre des équipements structurants destinés à la performance sportive de haut niveau. Des études et travaux maritimes seront également réalisés par la ville de Marseille, afn d’améliorer la courantologie et la bathymétrie de ce bassin abritant les bateaux olympiques, et de conforter une partie de ses quais ayant souffert de l’action de la mer. Les consultations correspondantes pour la désignation d’un maître d’œuvre seront lancées courant septembre.

Le village
Le Village des athlètes se situera sur le pourtour du bassin du Roucas Blanc. Les hébergements à réaliser feront l’objet dans les mois qui viennent d’une consultation de maîtrise d’œuvre avant travaux. Cet équipement subsistera après les Jeux, à titre d’héritage, et demeurera comme un hébergement accueillant les athlètes du Pôle France de Voile.
 

Les travaux complémentaires
La livraison de ces équipements s’accompagnera des travaux réalisés par la Métropole Aix-Marseille-Provence : travaux d’amélioration du réseau d’assainissement de la zone littorale située à proximité de la Marina et réalisation d’un carrefour d’accès à la Marina olympique, sous forme d’un giratoire situé à l’angle de la rue du Commandant Rolland et de la Promenade Georges Pompidou.

L'information du public
Une concertation publique, règlementaire au titre du code de l’urbanisme, concernant la Marina olympique, est en cours. Cette concertation publique a démarré le 5 septembre et se terminera le 25 septembre.
Cette concertation est préalable à la notification du marché de conception réalisation, ce qui permettra ainsi de prendre en compte les remarques qui auront pu émerger durant cette phase d’information et de concertation du public, lors de la négociation avec le futur groupement lauréat de la consultation.
Le bilan de la concertation sera présenté au conseil municipal de décembre 2019. L’information de la tenue de cette concertation a été faite dans la Provence, sur le site internet de la Ville, sur les réseaux sociaux, par mail adressé au CIQ concerné et par affchage et boitage chez les riverains et commerçants directement concernés par le projet.

La gouvernance du projet
La ville de Marseille et les autorités locales sont associées au dossier olympique, sont associées au dossier olympique, à la fois :

  • dans la gouvernance du projet : la ville de Marseille est présente aux Conseils d’administration de PARIS 2024 et de la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO),
  • dans la conception et le suivi technique du dossier, pour lesquels la Ville bénéficie de la supervision de la SOLIDEO et de ses nombreux AMO sur les ouvrages pérennes (la Marina, le Village et l’interface avec les ouvrages connexes), mais aussi sur les ambitions et objectifs à atteindre en matière d’emploi, d’insertion et d’adaptation au changement climatique,
  • par une assistance de PARIS 2024, de la Délégation Interministérielle aux Jeux Olympiques et Paralympiques (DIJOP) et de la Coordination Nationale pour la Sécurité des Jeux (CNSJ) sur l’ensemble des sujets liés à l’organisation et au déroulement des épreuves, la sécurité et la sûreté, l’usage de la marque, l’information et la mobilisation du public.

Des comités de site, auxquels participent la DIJOP, la SOLIDEO, PARIS 2024, le Préfet et les services de l’Etat, ainsi que l’ensemble des collectivités locales, ont lieu 2 fois par an à Marseille pour faire un point sur l’avancement de ce dossier.
Le prochain se déroulera à Marseille le 23 septembre 2019.
Une convention d’études a été signée entre la ville de Marseille et la Solideo à l’automne 2018.
Une convention financière a été signée entre la ville de Marseille et la SOLIDEO en janvier 2019 . Elle porte sur 25 M€ HT, montant estimé des études et travaux de la Marina olympique. La part de l’Etat dans cette réalisation est de 3M€. Le département des Bouches-du-Rhône contribuera à hauteur de 7,3 M€. Une contribution identique est espérée de la Région SUD. La convention d’objectifs liant PARIS 2024, la SOLIDEO et la Ville de Marseille, qui est présentée au Conseil Municipal du 16 septembre 2019 a déjà été adoptée par le CA de la SOLIDEO le 4 juillet dernier.

Elle précise de manière très détaillée le cadre de suivi opérationnel de la Marina olympique, les méthodes et les outils de suivi performants mis en place, afn de veiller au respect des objectifs en termes de programmation (besoins fonctionnels en phase olympique et en phase Héritage, Ambitions environnementales et sociales), de coûts et de délais. 

La préparation sportive des J.O.
La Ville de Marseille a répondu courant juillet 2019 à l’appel national de PARIS 2024 aux collectivités pour s’engager dans l’accueil et la mobilisation pour les Jeux Olympiques.
Marseille sera donc une "Terre de Jeux".  Elle cherchera à associer grâce à ce dossier, et le plus largement possible, le territoire métropolitain, en termes d’emploi, de mobilisation des publics et d’accueil d’équipes en préparation des Jeux.
Le Département des Bouches-du-Rhône, au-delà de son soutien fnancier, est très engagé aux côtés de la ville de Marseille et apporte un soutien affché à l’enseignement de la voile sur son territoire.
La Région a pour sa part adopté un plan voile de 11 M€ d’ici 2024, notamment pour soutenir les clubs et les athlètes.
La Ville de Marseille va également candidater d’ici la fin de l’année pour accueillir plusieurs centres de préparation aux Jeux (CPJ), dans diverses disciplines olympiques et paralympiques.
Le littoral de la Métropole Aix-Marseille Provence devrait accueillir l’ensemble des CPJ de voile, l’ensemble des équipes nationales voulant parfaire leur connaissance des conditions spécifques de navigation de cette zone et s’entraîner en rade sud de Marseille.
D’ores et déjà, afin de familiariser les athlètes avec les conditions de vent, de houle et de courant de la rade de Marseille, la Fédération internationale de voile, World Sailing, a organisé en 2018 et 2019 les finales de la coupe du monde de voile à Marseille. Et elle demande vivement à réitérer cette venue des athlètes qu’elle a trouvée très positive sur le plan d’eau marseillais de 2021 à 2024. 

La mobilisation des bénévoles
La ville de Marseille va accueillir dans les années à venir plusieurs grands événements internationaux, dont le Congrès Mondial de la Nature de l’UICN ainsi que la biennale nomade de création d’art contemporain MANIFESTA en 2020, six matches de la Coupe du Monde de Rugby en 2023, les épreuves de voile et certains matches de football des JO 2024. Lors de Marseille Capitale Européenne de la Culture 2013, de l’Euro 2016 et de Marseille Capitale Européenne du Sport 2017, la ville de Marseille a su mobiliser et déployer sur son territoire des bénévoles qui ont apporté une réelle plus-value dans l’accueil des visiteurs, leur orientation et l’image donnée de la cité phocéenne. La municipalité souhaite réactiver un tel dispositif pour l’ensemble des évènements à venir sur son territoire et met en place à cette fin un portail de mobilisation de bénévoles, "Marseille bénévoles", qui sera opérationnel au dernier trimestre de l’année 2019.

L'accompagnement des grands évènements par le tissu économique
Afin d’accompagner l’accueil de ces grands événements et du public jusqu’aux JO 2024, les équipements sportifs, et désormais, les hôtels de Marseille, s’engagent dans une démarche de développement durable.
Ainsi, le Stade Orange Vélodrome et tout récemment le Parc Chanot ont obtenu la norme ISO 20121 qui certife les organisations du secteur de l’événementiel qui mettent en place une politique ambitieuse en faveur du développement durable. La Marina olympique cherchera à obtenir la même certification.
En parallèle, la Ville de Marseille impulse, avec l’Office Métropolitain du Tourisme et des Congrès et l’association TERAGIR, un accompagnement de 2020 à 2024 des équipements hôteliers marseillais, encore non inscrits dans une démarche de développement durable, jusqu’à l’obtention du label "Clef Verte", reconnu internationalement. 
Environ 60 établissements sont concernés par cette démarche. Le label "Clef Verte" distingue les hébergements touristiques engagés dans une démarche de développement durable performante, continue et dynamique.
es critères d’attribution du label concernent aussi bien la réduction de l’impact des établissements sur l’environnement (gestion de l’eau, de l’énergie et des déchets, achats responsables, qualité du cadre de vie) que l’éducation au développement durable (gestion environnementale raisonnée, implication des collaborateurs, sensibilisation des clients) et la mise en œuvre d’une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises.


L’AGENDA D’ACCESSIBILITÉ PROGRAMMÉE EN FAVEUR DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

La mise en accessibilité des équipements publics comme des Établissements recevant du public (ERP), publics ou privés, est une obligation légale depuis la loi 2005.
Les autorités en 2014 dressent le bilan et tirent l’exégèse d’un échec national collectif. En conséquence, dès 2014 une ordonnance renforce les obligations et les contrôles en rendant obligatoire l’élaboration des Agendas d’accessibilité programmée (Ad’Ap), en augmentant le pouvoir de contrôle préfectoral, en créant une commission communale d’accessibilité à consulter obligatoirement et en décidant de sanctions fnancières en cas de retard (1500 € jusqu’à 4500 €/ équipement manquant).

De 2005 à 2014, l’ensemble des équipements rénovés ou créés par la Ville de Marseille sont mis aux normes d’accessibilité.
L’année Capitale européenne de la Culture 2013 a été un formidable accélérateur avec 30 millions d’investissement pour la mise aux normes des établissements culturels et sportifs.
Puis, à partir de 2016, le calendrier de l’Ad’AP est mis en œuvre avec deux périodes distinctes :

  • de 2017 à 2019 : la maîtrise d’ouvrage et la maitrise d’œuvre sont assurées en direct par les services de la Ville de Marseille. Pour cette première série triennale sont réalisées des opérations de petite ampleur et peu nombreuses pour un total de 279 équipements municipaux (2017 : 76 ERP/IOP 2018 : 92 ERP/IOP 2019 :111 ERP/IOP).
  • de 2020 à 2022 : au seuil de cette mandature et du solde de cette première triennale, il est décidé de confier :
    ► d’une part à la Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire métropolitaine (SOLEAM) la conduite de la mise en accessibilité des ERP pour les années 2020, 2021 et 2022 à hauteur de 55 000 000 € 
    ► d’autre part, aux services municipaux, la mise en accessibilité des espaces verts à hauteur de 6 700 000€. Soit un total de 61 700 000 sur trois ans.

​Cette deuxième triennale de l’Ad’Ap s’est organisée ainsi, en tenant compte des éléments suivants :

  • 70 % des ERP ont un coût supérieur à 100 K/€,
  • Les dossiers sont plus complexes sur le plan administratif et opérationnel,
  • Un nombre important d’opérations sont à mener, avec 554 ERP et 71 IOP, soit 625 équipements (dont 279 équipements lors de la 1ère triennale) 

Ainsi, la SOLEAM assurera l’ensemble des prestations d’études pré-opérationnelles, d’études complexes, de travaux tous corps d’état, de maître d’œuvre et de réception.
Le mandataire aura également une obligation contractuelle pour solder l’année 2019 et réaliser les Ad’Ap(s) approuvés par le Préfet pour les années 2020, 2021, 2022.
Il sera rémunéré à hauteur de 8,9% du montant total des travaux et études et de 140 000 € pour la phase pré-opérationnelle préparatoire qui intégrera la vérifcation et l’ajustement des diagnostics de 2015, action fnale du programme.
La prestation est rendue complexe par le nombre et la diversité des opérations qu’elle prend en charge et par la coordination que cela implique, y compris l’organisation des visites des sites avec les bureaux de contrôle et les représentants de la commission d’accessibilité pour tous les équipements.
Le mandataire sera pénalisé à la hauteur des pénalités appliquées par l’État si le calendrier contractuel et imposé par l’arrêté préfectoral n’est pas respecté.

L’Etat et le Conseil départemental ont participé sur la première triennale au financement de ce programme à hauteur respectivement de 25 % et 40 %.

  • Élaboration en 2015 pour 1 457 ERP et Installations ouvertes au public (IOP)
  • Présentation et approbation par la Commission Municipale d’Accessibilité en 2016
  • Vote du Conseil Municipal du 5 décembre 2016 pour 1457 équipements pour un montant global estimatif de 154 M €
  • Approbation par le Préfet le 25 janvier 2017 pour 9 ans en trois périodes triennales

 

L’APPROBATION D’UNE CHARTE POUR LE RENOUVEAU DE LA RUE DE LA RÉPUBLIQUE 
En décembre 2017, la Ville de Marseille lance le plan Ambition Centre-Ville.
Au travers de ce plan triennal et de ses 50 opérations programmées, la Ville de Marseille et ses partenaires (la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Département des Bouches-duRhône, la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille Provence), visent la reconquête du centre-ville marseillais et le développement de son attractivité économique, commerciale, sociale, touristique, culturelle et résidentielle.

Plusieurs réalisations au nombre desquelles la requalifcation de la rue Paradis, la rénovation de la place du Marché des Capucins, l’installation de la Maison de l’étudiant au 96 la Canebière, l’installation de mobilier urbain intelligent, l’instauration d’un droit de préemption sur les fonds commerciaux ou encore les campagnes de ravalement de façades ont déjà vu le jour.

La rue de la République accueille désormais de nombreux magasins de mode, des enseignes modernes de décoration comme le magasin de Sophie Ferjani, un espace de co-working, le Babel Community et Gif qui a ouvert ses portes le 21 septembre 2019. Du côté Joliette, ce sont les centre commerciaux "Les terrasses du port" et "les Docks" qui apportent vitalité à l’artère. La commercialisation des rez-de-chaussée commerciaux n’est cependant pas terminée et de nombreux locaux cherchent encore preneurs.
Primonial Reim, un des principaux propriétaires de cette artère haussmanienne, soucieux de poursuivre la transformation s’est rapproché de la ville de Marseille et de la Métropole afn d’inscrire ce processus de dynamisation dans une démarche globale et d’assurer une cohérence d’actions entre les différents partenaires aussi bien économiques qu’institutionnels.
Ainsi, les services et directions de la Ville de Marseille se sont mobilisés et en collaboration avec Primonial Reim ont élaboré une Charte pour le renouveau de la rue de la République. 
Primonial Reim a également approché le Conseil Départemental et le Conseil Régional qui contribueront également à cette initiative vertueuse selon leurs compétences respectives.
Cette charte identife différents axes de travail, à savoir :

  • l’aménagement de l’espace public,
  • l’accessibilité et le stationnement,
  • la sécurité,
  • le tourisme,
  • les services à la population,
  • l’habitat et la communication.

Ces axes de travail sont déclinés en actions concrètes réparties entre les différents partenaires avec l’objectif commun de créer une dynamique pérenne pour la rue de la République permettant d’en faire un lieu de destination du centre-ville. Cette charte pourra être élargie à d’autres signataires privés ou publics.

Dans ce contexte, la rue de la République représente un axe central et la Ville de Marseille demeure très attentive à son évolution. Cette artère résidentielle et commerciale a ainsi fait partie d’une importante opération de réhabilitation urbaine démarrée en 2004.
La totalité de la rue a été embellie de façade à façade avec l’élargissement des trottoirs, la réalisation du tramway, la plantation d’arbres et l’installation d’un nouveau mobilier urbain. Elle a aussi fait l’objet d’une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat portant sur 5 200 logements et 120 000 m² de surfaces commerciales ont été remises à neuf.

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